Les femmes au front : récits historiques des combattantes qui prennent part aux guerres

  • Dans la première grande révolution du xxe siècle, celle du Mexique, les femmes jouèrent un rôle décisif. Qui furent-elles ? Comment justifièrent-elles leur combat ? Quelle place prirent-elles dans la lutte armée ? Cette grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman constitue une contribution majeure au récit mondial féminin.
    Pas de révolution au Mexique sans les femmes. C'est cette vérité cachée que nous révèle cette rigoureuse et passionnante saga historique qui déconstruit l'histoire officielle, écrite par les hommes.
    Spécialistes du Mexique, Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire dépeignent avec talent plusieurs figures de femmes qui accompagnent les guérilleros, dont la célèbre Adela Velarde Pérez, dite Adelita, d'où le surnom usuel des soldaderas. Au front comme à l'arrière, les Adelitas se révèlent essentielles : combattantes, militantes, cuisinières, infirmières, messagères. Aristocrates ou plébéiennes, quel rapport entretiennent-elles avec la lutte armée ? Et avec les hommes qu'elles ont accepté de rejoindre tout en leur étant, en principe, assujetties ? Comment justifient-elles leur combat et quelle place ont-elles dans la lutte armée ? Et surtout, pourquoi et comment le pouvoir qui émerge de la révolution et qui leur doit tant efface-t-il leurs noms et leur mémoire ?
    Une grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman.
    Une contribution majeure au récit mondial féminin.

  • Florence Conrad, riche américaine et infirmière pendant la Grande Guerre, forme en 1943 une unité d'ambulances. Grâce aux fonds qu'elle récolte, elle achète dix-neuf véhicules Dodge et recrute à New York les premières volontaires. Ces femmes, parfois très jeunes, sont déterminées à libérer la France et ne reculent devant rien.

    En 1943, les Rochambelles - qui tirent ce surnom de leur unité sanitaire Rochambeau, en mémoire du comte du même nom, compagnon de Lafayette - passent outre les railleries et tentent de s'imposer dans un monde d'hommes. Elles sont incorporées à la deuxième division (DB) du général Leclerc à Rabat et apprennent rapidement à maîtriser la mécanique, repérer des mines, poser des garrots.

    Le 30 mai 1944, les 39 Rochambelles embarquent pour Liverpool. En août, elles débarquent sur le sable d'Utah Beach en Normandie avec pour mission d'évacuer les blessés des zones de combat vers les postes de tri. Elles arrivent à Paris le 25 août 1944 et participent à la dure campagne d'Alsace et à la prise de Berchtesgaden. Deux d'entre elles perdent la vie dans les combats qu'elles mènent sans arme. À partir de leurs témoignages émouvants, Ellen Hampton nous retrace dans un récit captivant l'épopée de ces ambulancières, courageuses et idéalistes, guidées par leur instinct patriotique.

  • Femmes combattantes : sept héroïnes de l'ombre

    Marie-Laure Buisson

    • Presses de la cite
    • 24 Février 2022

    Pourquoi Noor, princesse indienne, s'est-elle engagée en 1942 dans les services secrets britanniques plutôt que d'attendre que la guerre se termine ? Quel appel Susan Travers a-t-elle entendu pour quitter sa vie d'aristocrate et suivre les hommes de De Gaulle à Bir Hakeim ? Comment l'infirmière Geneviève de Galard a-t-elle choisi de partager les souffrances des blessés dans l'enfer de Diên Biên Phu ? Et Lily ? quelle passion l'a animée à moins de vingt ans, pour défiér les aviateurs d'Hitler au-dessus de Stalingrad, tout comme la poétesse Hannah qui a fui la Hongrie antisémite pour y revenir en agent secret britannique au moment où les nazis l'envahissent ? Plus près de nous, pourquoi Jihane la Kurde a-t-elle renoncé à sa vie de femme pour combattre Daesh, sachant sa tête mise à prix ? Quel déclic a poussé l'étudiante Cassiopée à s'engager dans l'armée française et devenir espionne dans le cadre de l'opération Barkhane au Mali, sillonnant les terres djihadistes au mépris de tous les dangers ?

    À travers ces sept portraits de femmes engagées, héroïnes exemplaires, c'est toute la force du courage au féminin qui s'impose dans ce formidable hommage.

  • : C'est l'un des textes les plus forts sur la guerre d'Espagne. Écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992), une militante argentine qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarchosyndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d'imminents lendemains qui chantent.

  • Évoquer la guerre 39-45, c'est aussitôt faire surgir des images familières à la mémoire collective : l'Occupation, l'Exode, les camps, les bombardements... Mais questionner cette mémoire à travers les témoignages de femmes « ordinaires » c'est en faire émerger des visages plus intimes et toucher du doigt une vie quotidienne qui, en dépit des événements, de l'absence des pères et des maris, doit continuer.
    Ce livre présente une sélection de témoignages inédits, déposés dans le fonds d'archives de l'Association pour l'autobiographie (APA), parfois écrits sur le vif, parfois reconstitués à partir de lettres et de journaux. On y découvrira le récit des bouleversements géographiques, qu'il s'agisse de fuir l'Alsace annexée, les bombardements en Normandie ou même l'Allemagne dans le sillage d'un père collaborateur ; les difficultés quotidiennes, à l'heure de se ravitailler, de poursuivre ses études ; les questionnements, la solitude, les espoirs et les engagements dans la lutte armée.
    Certaines femmes, au bout de la route, verront leur mari arrêté, connaîtront la prison et la déportation... Leurs témoignages vibrants, mus par un désir ardent de transmission, sans impératifs littéraires ni souci de plaire. nous permettent d'apprécier les ressources de combativité qu'elles déploient, dans une entreprise de résilience quotidienne. Leur ténacité, leur intelligence, leur dignité, parfois même leur humour au milieu du drame, attestent qu'il existait mille et une manière de résister à ces années noires.

  • De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu'aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l'éclatement de l'URSS au siège de Sarajevo, de l'apartheid en Afrique du Sud à l'élection de Nelson Mandela, Martine Laroche-Joubert arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.
    Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n'est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain.
    Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l'ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c'est avec sincérité qu'elle interroge cette envie de l'action et cette passion de l'ailleurs qui l'ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier.

  • Des femmes dans la guerre

    Michel Germain

    • La fontaine de siloe
    • 16 Novembre 2018

    « Femmes dans la guerre » met en avant le rôle essentiel que les femmes ont joué pendant toute la période de la seconde guerre mondiale en Haute-Savoie. Ces héroïnes de l'ombre, loin de l'image du maquisard armé, sont souvent invisibles. Elles noyautent les administrations, organisent l'hébergement des clandestins, prennent en charge l'acheminement des informations et le passage des frontières, ravitaillent les maquisards. Nombre d'entre elles entrent en résistance au péril de leur vie, sans oublier toutes celles qui se sont battues avec les affres d'une vie quotidienne faite de rationnement et de terreur. Ce livre, basé sur des témoignages recueillis au fil des quarante dernières années par Michel Germain, leur rend un vibrant hommage.

  • Les Français furent profondément marqués par les tragédies de l?Année terrible. Ils sont sortis autant humiliés que frustrés de cet épisode de l?histoire nationale. Mais quel rôle ont joué les femmes dans cet épisode ? La mémoire collective peine à reconnaître leur participation à l?effort de guerre. Pourtant, les Françaises n?ont pas été que des victimes. À tous les niveaux de la société, des femmes se sont engagées et ont participé à l?effort imposé par la situation. Il s?agit de rappeler leur quotidien pendant la durée du conflit mais aussi de mesurer aussi l?impact leur engagement.
    La réalité de l?engagement féminin de l?époque s?en trouve aujourd?hui en partie occultée ou déformée, souvent réduite à une imagerie d?Épinal. Le rappel de leur combat peut aider à leur rendre justice.

  • Les femmes au temps de la guerre de 14

    Françoise Thébaud

    • Payot
    • 2 Octobre 2013

    La guerre de 14 est aussi l'affaire des femmes. Elles se mobilisent, s'affichent, suscitent des peurs. Comme l'écrit Michelle Perrot dans sa préface, les hommes, bloqués au front, "redoutent d'être trompés, usurpés, renversés par ces femmes qui, dans leur dos, pénètrent le secret de leurs affaires et de leurs métiers. Ils ont peur d'être dominés, possédés par celles qui les soignent comme des enfants".
    Ce livre, l'un des premiers à avoir pensé la guerre à partir des femmes, raconte de manière saisissante ce qui changea et ce qui ne changea pas au coeur de la société française des années 1914-1918. Histoire de l'intime et des bouleversements identitaires, il permet aussi d'approcher l'expérience de nos grands-mères et de nos arrière-grands-mères et de mieux comprendre l'histoire de nos familles.

  • Un hommage aux femmes combattantes que l'Histoire a oubliées, engagées dans les armées nationales ou au service de causes humanitaires...

    La nature des conflits a changé avec la Grande Guerre, à la fois parce que la mobilisation des pays a été presque totale et que les progrès technologiques ont permis de mettre en oeuvre de nouveaux moyens. Dans cet immense drame que représente cette guerre pour l'Europe, les femmes ont subi leur part de souffrance et de peine, qu'elles soient infirmières, automobilistes de l'armée française ou encore au service de l'industrie de guerre.Elles auront un rôle croissant dans les conflits qui vont suivre, de la deuxième guerre mondiale à nos jours (Balkans,Afrique, Liban...), en passant par l'Indochine, l'Algérie, où on les retrouve résistantes, infirmières, médecins,ambulancières, parachutistes, agents de renseignement, reporters de guerre ou encore femmes de réconfort. Leur présence sur les théâtres d'opérations n'est plus une anomalie. Il n'est qu'à voir les campagnes de recrutement de l'armée pour s'en convaincre ! Elles n'hésitent plus à entrer en guerre, que ce soit au sein d'armées nationales ou au service de causes humanitaires comme Marguerite Barankitse, au Rwanda. Gros plan sur certaines d'entre elles que l'Histoire a oubliées.Marie Gatard est journaliste, auteur de La Pierre qui parle (L'Esprit du livre) et du Livre d'or de l'ASSDN consacré au Mémorial de Ramatuelle (agents secrets tombés pendant la 2eguerre mondiale).Fabienne Mercier-Bernadet est docteur en histoire et spécialiste des questions de défense.

  • Yashka ; journal d'une femme combattante en Russie (1914-1917)

    Stéphane Audoin-Rouzeau

    • Armand colin
    • 8 Février 2012

    Journal incroyable d'une simple paysanne russe, engagée dans l'armée, pendant la guerre de Russie puis les débuts de la guerre civile.  Elle obtient du tsar de créer un bataillon de femmes, pour sauver sa patrie. Mais au moment où les soldats commence à fraterniser avec l´ennemi, gagnés aux idées menchéviques puis bolchéviques, elle s´insurge la débacle et veux continuer le combat, en résistant seule contre tous. Elle échoue malgré de nombreuses tentatives pour galvaniser les troupes, son bataillon se fait massacrer. Elle n´aura qu´une solution : partir en Amérique convaincue que seule l´ami américain peut envoyer des renforts en tant qu´allié. C'est là qu'elle recontre un exilé russe Isaac Levine qui couche sur le papier son récit .Publié en 1924, il était tombé dans l'oubli.Ce récit exceptionnel de cette Jeanne d'Arc russe dans un monde en train de se déliter pourraît apparaître comme un véritable roman si Stéphane Audoin Rouzeau et Nicolas Werth n'en soulignaient pas la véracité et la portée historique.

  • Le monde combattant est-il exclusivement masculin ? L'émancipation féminine peut-elle s'obtenir par les armes ? À l'instar d'autres groupes armés du XXe siècle, les guérillas péruviennes ont pu compter sur une importante contribution féminine. Mais la participation des femmes au dernier conflit armé a souvent été analysée au seul prisme de leur engagement au sein du parti maoïste Sentier Lumineux. Elles s'y sont en effet distinguées en raison de leur présence au sein de la haute hiérarchie du parti. Converties en véritables objets d'opprobre public, les militantes "sendéristes" ont dès lors cristallisé l'attention accordée aux femmes combattantes, éclipsant les autres formes de participation des femmes au conflit.

    Proposant de dépasser l'effet de cristallisation qu'inspire l'image de la militante sendériste, cet ouvrage rend compte des multiples facettes de l'expérience combattante féminine. En retraçant différents itinéraires de vie de femmes ayant pris les armes pendant le conflit armé, il illustre les grands bouleversements ayant marqué la société péruvienne et offre un nouvel éclairage sur les moteurs de la violence politique. L'analyse de l'expérience combattante féminine ainsi présentée rompt avec les approches classiques sur la guerre et les conflits armés, en situant les rapports de genre au coeur de sa problématique.

  • Pourquoi des femmes s'engagent-elles dans les armées sous la Révolution et l'Empire ? Quelles sont les spécificités de leur expérience féminine du monde militaire? Quels discours produisent-elles sur leur parcours lors de leur retour à la vie civile ?

    Entre 1791 et 1815, plusieurs dizaines de femmes intègrent les troupes révolutionnaires, contre-révolutionnaires et impériales, pour défendre leur pays. Leurs parcours hors du commun illustrent l'implication des femmes dans les événements révolutionnaires et le caractère protéiforme de leur engagement. L'étude de leur passage à l'armée témoigne de la reconnaissance dont elles ont pu bénéficier de la part de l'institution militaire, malgré le caractère transgressif de leur démarche. En commentant leur passé militaire dans leurs récits autobiographiques, elles transmettent leurs propres représentations du monde militaire et prennent en charge le récit de leur histoire.

    Confrontant les sources militaires, l'iconographie révolutionnaire, les écrits personnels, les articles parus dans la presse, Maria Goupil-Travert examine une cinquantaine d'itinéraires biographiques de femmes aux armées. Elle questionne la nature de leur engagement, leur rapport au monde militaire et à la violence, ainsi que leur capacité d'action individuelle pour contourner les contraintes liées au genre.

  • Parmi les prisonniers de guerre en Russie et en Sibérie, 1914-1920

    Elsa Brändström

    • Turquoise
    • 21 Octobre 2019

    Ce témoignage rare est consacré au sort que connurent les prisonniers du camp des Puissances centrales (allemands, austro-hongrois, turcs, bulgares...) pendant la Première Guerre mondiale. Plus de 2 300 000 d'entre eux furent envoyés du front jusqu'aux camps de transit russes, puis internés dans tout l'Empire, de la Russie occidentale jusqu'aux steppes d'Asie centrale et aux confins de la Sibérie. Beaucoup périrent de froid, de faim ou succombèrent au fléau des épidémies.
    Pendant cinq ans, Elsa Brändström visita nombre de ces camps comme déléguée de la Croix-Rouge suédoise et s'efforça inlassablement de procurer aux prisonniers soins médicaux, vivres, vêtements et objets de première nécessité. Elle leur apporta aussi un grand réconfort moral et contribua à leur rendre le sentiment de leur ­dignité d'être humain, ce qui lui valut le surnom d'Ange de Sibérie.
    Paru originellement en 1921 en suédois, puis en allemand, et publié en français pour la première fois, son texte décrit également l'organisation des aides apportées par les États, les particuliers et les associations en faveur des détenus. Un siècle après les traités de Versailles, cet ouvrage vient enrichir de façon décisive la mémoire de la Grande Guerre.

  • Femmes dans un ciel de guerre : aviatrices russes 1941-1945

    Martine Gay

    • Jean pierre otelli
    • 11 Janvier 2018

    Fabuleux Pérou et Équateur, un guide tout en couleurs et en photos magnifiques, offre une véritable odyssée visuelle à travers ces deux magnifiques pays d'Amérique du Sud. Tous les principaux attraits y sont présentés et révélés par de splendides photographies, dans une mise en page des plus soignées. Le guide Ulysse Fabuleux Pérou et Équateur s'attarde d'abord à Lima, la tentaculaire capitale du Pérou, puis à nombre de régions et sites réputés du pays tels Cusco et le célèbre Machu Picchu, Nasca et ses énigmatiques dessins géométriques gravés dans le sol, Arequipa et ses trois volcans, les environs du lac Titicaca, la vaste oasis dans le désert côtier qu'est la ville de Trujillo, les spectaculaires Andes centrales et les réserves naturelles de la forêt tropicale de la Selva. Ce guide propose également un superbe panorama de l'Équateur, depuis sa capitale, Quito, jusqu'aux îles Galápagos et leur incroyable richesse faunique, en passant par La Mitad del Mundo, qui marque l'emplacement de la ligne équinoxiale, la luxuriante forêt amazonienne de l'Oriente, ainsi que ses villes, villages, sites et parcs nationaux andins, comme Cuenca, Otavalo, le Parque Nacional Cotopaxi, le Parque Nacional Sangay et le volcan Chimborazo. Fabuleux Pérou et Équateur renferme aussi un solide portrait historique et culturel des deux pays. Des cartes géographiques claires et précises parsèment cet ouvrage tout simplement fabuleux. Fabuleux Pérou et Équateur, un guide pour rêver des paysages uniques de l'Amérique du Sud, pour se remémorer un voyage ou pour planifier son itinéraire avant de partir.

  • Femmes dans un ciel de guerre : Valérie André

    Martine Gay

    • Jean pierre otelli
    • 28 Mars 2019

    Le capitaine Valérie André est engagée dans la guerre d'Indochine (1946-1954). Première pilote d'hélicoptère de l'armée française, neurochirurgien, le médecin-capitaine André va chercher des blessés dans les zones inhospitalières, du Tonkin à la Cochinchine. Elle apponte avec son hélicoptère sur le porte-avions Arromanches.
    Parachutiste, elle est «dropée» sur les plateaux du Haut Laos. Sa mission est de donner les premiers soins aux blessés et de les évacuer. Très souvent, elle décolle sous le feu viêt-minh. Nom de code : « Ventilateur ». Pour la population et ceux qui lui vouent une reconnaissance sans limite, elle est « la Femme descendue du ciel?».
    Aujourd'hui, le général Valérie André est grand-croix de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite avec sept citations à la Croix de guerre.

  • Saintes en armes, combattantes, militantes, émeutières, résistantes, activistes luttant contre le patriarcat, la domination masculine, la violence sexuelle ou sexiste, le capitalisme, le pouvoir politique, l'esclavage ou la colonisation, mais aussi terroristes, kamikazes, gardiennes de camps, femmes soldats ou délinquantes... La violence manifestée par certaines femmes revient au sein de notre actualité mondialisée, au risque d'éclipser la violence faite aux femmes. Preuve qu'elle marque les esprits et frappe les imaginaires, aujourd'hui comme hier : de victimes expiatoires, ces femmes deviennent des bourreaux désignés. Cette violence revendiquée a pourtant été longtemps occultée par une histoire écrite par des hommes, soucieuse de perpétuer un mythe de l'innocence féminine, socle du modèle patriarcal, car il permettait de reléguer les femmes dans des tâches subalternes. Si les violences domestiques (infanticide, crime passionnel, violence conjugale), secrètes (empoisonneuse, traîtresse, usurpatrice) ou déviantes (sorcière, criminelle, violeuse, veuve noire, femme fatale) sont aujourd'hui mieux connues, il semble que la violence politique commise au sein de l'espace public, qu'elle ait ou non une visée émancipatrice, le soit moins. Elle s'exprime pourtant au grand jour, activant des stéréotypes dépréciatifs tenaces (vénéneuse, poissarde, tricoteuse, incendiaire, virago, pétroleuse, vitrioleuse, suffragette), destinés à évacuer la femme d'une sphère publique où sa place n'est pas considérée comme acquise. Cet ouvrage met en évidence un inconscient culturel, puissant à l'oeuvre dans nos représentations collectives : il identifie les origines antiques, souvent mythifiées de ces femmes d'action, leurs mutations au cours de l'histoire et leur résurgence ambivalente au sein de notre monde contemporain, afin de saisir une question qui interroge notre modernité au regard de son histoire.

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