Editions Tallandier 

  • Un prêtre à la guerre ; le témoignage d'un aumônier parachutiste

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    • Tallandier
    • 14 Novembre 2013

    Il porte la tenue des soldats, partage leurs repas, leurs soucis. Sa coupe de cheveux est réglementaire. Il a l'allure d'un militaire, un "para". Comme ses hommes, il effectue des sauts de formation. Mais sa mission est tout autre. Christian Venard, 1,90 m et 82 kg n'est pas un guerrier. Ce colosse à la voix étrangement douce, ce "militaire" que l'on repère derrière le col romain, exerce ce qu'il est impropre d'appeler un métier.
    Il s'agit d'une vocation. Il est l'aumônier militaire du culte du 17e RPG, le régiment de génie parachutiste de Montauban. Les 800 hommes de la garnison l'appellent le "Padre". Quatre hommes morts en Afghanistan sur la seule année 2011, 3 autres assassinés le 15 mars par Mohamed Merah sur le trottoir près d'un bar-tabac à 50 mètres de la caserne : "Cette scène n'aurait pas dû être. Je m'y étais préparé pour la vivre auprès des gars en opération, un jour, peut-être, mais pas sur le sol d'un rond-point de ville, entre deux boutiques".
    Le "Padre" accompagne humainement les troupes, regarde chaque militaire qu'il croise avec un autre regard, indépendamment de son grade. Il représente pour ses soldats la figure paternelle. Surtout, cet homme d'Eglise est l'interlocuteur privilégié quand le régiment rencontre la mort. Cette mort, il l'a côtoyée dans l'anonymat du combat à des millions de kilomètres en Afghanistan comme sous le feu des projecteurs lors de la tuerie de Montauban opérée par Mohammed Merah l'an passé.
    Guillaume Zeller nous livre ici le témoignage d'un homme de son temps, les joies et les défis du sacerdoce militaire conscient des grandes problématiques contemporaines et religieuses.

  • Rollon ; le chef viking qui fonda la Normandie

    Pierre Bouet

    • Tallandier
    • 11 Mars 2016

    Le personnage de Rollon appartient autant à la légende qu'à l'histoire. Grand chef Viking de Norvège et du Danemark, il lança de nombreux raids sur l'Europe occidentale. Il est connu pour avoir conclu un traité avec le roi de France en 911 dans lequel il accepte de cesser ses incursions en France en échange d'un territoire qui deviendra la Normandie.
    Rollon "le marcheur" se livra aux pillages en Angleterre puis en France à partir de 870. Il établit son camp à l'embouchure de la Seine avant de prendre Rouen où il installe ses quartiers. En 886, il remonte le cours de la Seine et participe au siège de Paris.
    Après avoir saccagé Évreux, Bayeux, Nantes, Angers, Le Mans, il échoue devant Chartres, en juilllet 911. C'est à ce moment que Charles le Simple, souverain de la Francia Occidentalis, incapable de s'opposer militairement aux invasions normandes, engage des négociations. Il propose à Rollon un accord garantissant la sécurité de son royaume en échange d'un territoire situé "entre l'Epte et la mer" et une terre à piller "pour tirer de quoi en vivre". C'est ainsi qu'il y a plus d'un millénaire, au cours de l'automne de l'année 911, La Normandie voyait le jour à Saint-Clair-Sur-Epte.
    Ce livre sur Rollon tente de montrer de quelle façon un chef viking a réussi à créer une principauté autonome, alors que toutes les fondations scandinaves contemporaines en France et dans les îles Britanniques connaissaient une fin tragique.

  • Il n'existe pas de synthèse récente en langue française sur la prodigieuse destinée de la famille Rothschild. Cet ouvrage raconte, pour le grand public et à la manière d'une saga, l'histoire de la dynastie en partant de ses lointaines origines au coeur du ghetto de Francfort jusqu'à nos jours. Il évoque non seulement l'histoire de la branche française mais aussi celle de toutes les autres (anglaise, allemande, autrichienne et italienne).

    Au fil des pages, on croise Mayer Amschel, l'étonnant fondateur de la dynastie, parcourant les routes d'Allemagne à la fin du XVIIIe siècle, Nathan, le chef de la famille anglaise, menant une bataille acharnée contre Napoléon Ier, James, au train de vie princier et à la vaste influence, mais aussi Edmond, l'un des pionniers du sionisme, Louis Nathaniel, emprisonné par Himmler et expulsé d'Autriche, Victor, homme de gauche, espion au service de Sa Majesté et, peut-être également, des Soviétiques... De nombreuses femmes comme Betty, la femme de James, Charlotte, peintre et collectionneuse, Miriam, ethnologue de réputation mondiale, ou bien encore Noémie, qui créa de toutes pièces la station de Megève.

    À travers la multitude des personnages et des événements, mais aussi de leur mode de vie, de leurs passions, des demeures qu'ils firent construire et des réceptions fastueuses qu'ils donnèrent, ce sont les mille et une facettes d'une dynastie ayant conquis très tôt le monde et dont l'influence ne s'est jamais démentie, que ce livre raconte.

    Le dernier ouvrage publié en France, La Dynastie Rothschild, de Herbert Lottman, a été édité en 1995.

  • Autopsie des morts célèbres

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    • Tallandier
    • 28 Février 2019

    Quel est le point commun entre Chopin, Adolf Hitler et Saint Louis ? Tous sont passés entre les mains du docteur Charlier, médecin légiste qui tente de faire parler les squelettes des illustres de ce monde pour en apprendre davantage sur les circonstancesde leur mort.

    Scanner, dosage carbone 14, palynologie, microscopie électronique à balayage, dosages toxicologiques, les nouvelles techniques de la médecine légale permettent d'élucider les circonstances de la mort de nos personnages illustres de l'histoire. On découvre par exemple de quoi est vraiment mort Saint Louis le 25 août 1270 à Tunis : apparemment il souffrait de scorbut et l'étude de minimes fragments de viscères a montré qu'il était atteint d'une maladie parasitaire. Selon Charlier, le monarque aurait attrapé ce parasite en marchant pied nu dans une eau contaminée lors de la septième croisade. Charlier revient aussi sur l'authentification de la mâchoire d'Hitler, le coeur de Chopin à Varsovie, le crâne de Descartes, et les restes de Lucy...

    Ce médecin paléopathologiste, connu pour avoir expertisé la tête momifiée d'Henri IV, adore plonger dans les entrailles de l'histoire, au sens propre comme au figuré. Depuis plusieurs années, il utilise l'anthropologie médico-légale et les nouvelles technologies pour percer des énigmes vieilles de plusieurs siècles. Des cold cases ("affaires non résolues")historiquespassionnantes.
    Morts traitées : Lucy, Saint-Louis, Descartes, Anne d'Autriche, Chopin, Hitler

  • 14 juillet 1919. Le défilé militaire le plus impressionnant qui ait jamais existé consacre l'armée française victorieuse. Quelques jours après la signature de la paix, le 28 juin, la cérémonie est à la fois un hommage aux 1 400 000 hommes tombés en quatre ans et une célébration de la victoire, celle de la France.
    L'armée française a joué un rôle capital dans la victoire sur l'Allemagne durant la Première Guerre mondiale. Si elle fut toujours l'armée principale des Alliés - sur la Marne en 1914 ou à Verdun en 1916 -, c'est lors des combats gigantesques de 1918 qu'elle a été la plus grande, la plus moderne et, à partir de l'effondrement allemand, la plus puissante du monde grâce à une industrie de guerre aussi imaginative que performante. Arsenal des nations et force majeure des Alliés injustement oubliée de l'historiographie anglo-saxonne et française, la France de 1918 est pourtant l'équivalent de ce que seront les États-Unis en 1944 sur le front Ouest.
    Grâce à son approche originale de la Grande Guerre, Michel Goya dresse le portrait de cette armée française depuis la préparation des combats du printemps 1918 jusqu'au traité de paix de Versailles et la démobilisation. Il nous éclaire sur la manière dont cette armée s'est transformée jusqu'à la victoire finale et revient sur le processus qui l'a conduite de la gloire au déclin dans les années qui ont suivi.
    Un vibrant hommage aux soldats français, grands vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

  • 6 juin 1944 : les Alliés débarquent en Normandie. Après 80 jours de combat, ils libèrent Paris. À la fin mars 1945, la bataille est terminée dans l'est de la France. Il n'en est pas de même à l'Ouest, où 75 000 soldats de la Wehrmacht et de la Kriegsmarine résistent sans faillir aux assauts des troupes alliées et françaises dans six forteresses édifiées sur le littoral de France : Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan et la pointe de Grave. Grâce à de monumentales batteries d'artillerie, des fossés antichar et une défense aérienne redoutable, les soldats allemands ont reçu l'ordre de Hitler de tenir jusqu'au bout. Le 14 avril 1945, sous la conduite du général de Larminat, la campagne de l'Atlantique est déclenchée. Après des semaines de combats acharnés où près de 60 000 civils sont pris en otage, les troupes françaises - pourtant peu expérimentées et faiblement armées -, formées pour l'essentiel de combattants FTP et FFI, obtiennent la reddition de l'ennemi. En moins d'un mois, les poches sont réduites les unes après les autres : Royan (18 avril), l'île d'Oléron (1er mai), l'île de Ré et la Rochelle (7 mai), Dunkerque (9 mai) Lorient (10 mai) et Saint-Nazaire (11 mai). Au final, des villes entièrement dévastées où les « empochés » ont enduré des conditions de vie épouvantables alors que le reste du pays fêtait la Libération. Stéphane Simonnet lève ici le voile sur les batailles oubliées de la libération de la France.

    Docteur en histoire, chercheur associé à l'Université de Caen et ancien directeur scientifique du musée Mémorial de Caen, Stéphane Simonnet est notamment l'auteur d'une biographie du Commandant Kieffer(Tallandier, 2012), des 177 Français du Jour J(Tallandier, 2014) et d'un Atlas de la Seconde Guerre mondiale(2015).

  • La guerre des russes blancs

    Jean-Jacques Marie

    • Tallandier
    • 2 Mars 2017

    De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie. À l'abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks - les Rouges - prennent le pouvoir.
    Proscrits, des généraux de l'ancienne armée - notamment Denikine, Koltchak, Wrangel - se regroupent et commencent à organiser la lutte pour le retour du régime tsariste. Ce sont les Blancs, dont l'action prend naissance dans le sud du pays, puis s'étend jusqu'en Sibérie.
    Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l'Armée rouge en novembre 1920.
    C'est cet épisode tragique de l'histoire russe que fait revivre l'ouvrage de Jean-Jacques Marie, grâce à un accès direct aux textes laissés par les acteurs de cet épisode.
    Grâce à ces textes il peut analyser le processus de la défaite. Le dernier chapitre de son ouvrage constitue une synthèse magistrale de la question, qu'il décortique dans le détail.
    La richesse inégalable de ces sources, inconnues en France, font du livre de Jean-Jacques Marie non seulement un récit unique des coulisses de l'histoire, un rapport sur le vif du quotidien des hommes et des populations concernées, une image sans retouches de la vérité historique, mais aussi un ouvrage d'analyse unique sur le sujet.

  • Le pull-over de Buchenwald

    Bertrand Herz

    • Tallandier
    • 22 Janvier 2015

    « Je suis un miraculé. J'aurais dû être déporté à Auschwitz et gazé comme la quasi-totalité des 76 000 juifs de France arrêtés. Mais j'ai été interné à Buchenwald. J'aurais pu, à Buchenwald, mourir d'épuisement dans la sinistre carrière où les déportés devaient extraire des pierres sous les coups des surveillants SS. Mais je n'y ai presque jamais travaillé. J'aurais pu être battu ou même tué parce que j'avais, un jour, donné un coup de pied à un Stubendienst. Mais il ne m'est rien arrivé. J'aurais pu succomber aux graves infections que j'ai contractées. Mais ma constitution physique m'a permis de m'en sortir. J'aurais dû, pendant l'évacuation forcée vers Buchenwald pour fuir les Américains, traînard épuisé au bord de la route, recevoir une balle de SS dans la nuque. Mais cette balle, je ne l'ai pas reçue. J'aurais dû, à l'issue de cette évacuation, arriver à Buchenwald et repartir vers l'Est dans une « marche de la mort ». Mais, inexplicablement, j'y suis arrivé trop tard et juste à temps pour me faire libérer. En 1945, après mon retour, j'ai voulu effacer de ma mémoire le souvenir de ma déportation. Mais n'était-ce pas injuste vis-à-vis des hommes qui étaient à mes côtés, notamment mon père, un homme d'un courage et d'un optimisme extraordinaires, qui n'a cessé de me protéger jusqu'à sa mort ? » D'une admirable simplicité, ce récit est le bouleversant témoignage d'un adolescent déporté dans les camps de la mort pour la seule raison qu'il était juif. Le lecteur n'en sortira pas indemne.

  • Sous le feu ; la mort comme hypothèse de travail

    Michel Goya

    • Tallandier
    • 9 Janvier 2014

    « Le combat n'est pas un phénomène «normal», c'est un événement extraordinaire et les individus qui y participent ne le font pas de manière «moyenne». La proximité de la mort et la peur qu'elle induit déforment les individus et leur comportement. La répartition des rôles y obéit à une loi de puissance où, entre l'écrasement et la sublimation, beaucoup font peu et peu font beaucoup. » Le baptême du feu, c'est le « dépucelage de l'horreur », selon le mot de Louis-Ferdinand Céline. Et c'est bien à l'expérience au combat, cette vie près de la mort, que nous confronte Michel Goya, et ce dans toute son ampleur - décider sous le feu, risquer sa vie, tuer, pourquoi et comment on combat. Combattre, c'est évoluer pendant quelques minutes dans un monde étrange régi par ses propres lois. En sortir vivant, c'est se réveiller épuisé, brisé ou exalté, mais toujours transformé.
    Sous le feu est d'abord une description précise de la manière dont les hommes, individuellement et collectivement, se comportent au combat et par extension en situation de danger extrême. La dépense d'énergie que réclame à chaque pas la progression sous le feu, l'effort pour éviter le danger à tout instant tout en cherchant à accomplir sa mission mettent l'individu dans une tension extrême.
    À l'appui de son expérience personnelle, de témoignages récents et de nombreux exemples historiques, l'auteur propose une analyse complète, originale et passionnante du comportement des hommes au combat.
    En un mot, un livre hors du commun.

  • Même si le Hezbollah et le Hamas, tous deux soutenus par l'Iran, n'ont pas renoncé à la lutte armée sous toutes ses formes, y compris le terrorisme, les guerres qu'Israël a menées depuis sa création ont contraint ses voisins à accepter son existence.
    1948 : la guerre face aux armées arabes coalisées a permis de donner vie au rêve sioniste de reconstitution d'un foyer national pour le peuple juif. Après l'opération de Suez (1956) menée avec la France et la Grande- Bretagne pour freiner l'expansion du nationalisme arabe, Israël écrase en 1967 les armées de l'Égypte, de la Jordanie et de la Syrie et se rend maître de la bande du Sinaï, de Gaza, de la Cisjordanie et du Golan. En 1973, Anouar el-Sadate offre une revanche à l'Égypte et plus largement au monde arabe : son armée tient tête à Tsahal.
    En 1982, Israël choisit de faire la guerre au Liban pour en chasser l'Organisation de libération de la Palestine et étouff er dans l'oeuf le nationalisme palestinien qui progresse en Cisjordanie et à Gaza. En 2006, Israël y mène une deuxième guerre, cette fois face à un mouvement, le Hezbollah, qu'il a contribué à renforcer en occupant le Sud-Liban pendant dix-huit ans.
    Depuis 1987, Israël mène face aux Palestiniens une guerre qu'il ne pourra pas gagner. « L'armée la plus morale du monde » se heurte aux réalités des conflits asymétriques et le pays tout entier fait face à une menace d'une autre nature : incompatible avec la solution à deux États, l'occupation de la Cisjordanie est contraire à ses valeurs et à ses intérêts. Plus qu'une histoire des guerres d'Israël, David Elkaïm retrace l'histoire politico-militaire du Proche-Orient depuis 1948 dans toute sa complexité.

  • On le sait, c'est l'émeute populaire du 14 juillet 1789 qui a vraiment déclenché la Révolution française. Que les insurgés parisiens s'en soient pris à cette vieille forteresse du Moyen Age devenue prison d'État en dit long sur sa sinistre réputation. N'a-t-elle pas accueilli d'innombrables prisonniers politiques, dissidents religieux, écrivains insolents, sans oublier le tout-venant de la grande criminalité et jusqu'aux fils de (bonne) famille ? De Fouquet à la Brinvilliers, de Voltaire à Beaumarchais, du Masque de fer au marquis de Sade, du roi de l'évasion Latude Même si le régime carcéral n'avait le plus souvent rien à voir avec celui de nos modernes prisons (on y mangeait en général fort bien et on y avait parfois des appartements plutôt que des cellules), la forteresse du faubourg Saint-Antoine avait fini par devenir un symbole. Aujourd'hui encore : une Bastille à prendre, n'est-ce pas dans le langage courant une oppression à supprimer ?
    Jean-Christian Petitfils, notre meilleur historien de l'Ancien Régime, biographe de Louis XIII, de Louis XIV, de Louis XVI, enquêteur sagace sur l'assassinat d'Henri IV, sur l'affaire des Poisons ou sur le Masque de fer, nous montre une Bastille bien éloignée des clichés habituels. Reposant sur une lecture scrupuleuse des archives, il nous donne aussi un véritable roman d'aventure où le burlesque côtoie le spectaculaire, où le pittoresque l'emporte parfois sur le pathétique, où l'intrigue misérable se mêle à la grande politique, où de multiples personnalités, certaines inconnues, d'autres fameuses, apparaissent sous un jour inattendu.

  • La guerre du Pacifique ; 1941-1945

    Nicolas Bernard

    • Tallandier
    • 3 Octobre 2016

    7 décembre 1941 : la flotte impériale japonaise bombarde, sans déclaration de guerre, la base américaine de Pearl Harbor, dans les îles Hawaii. La guerre devient mondiale. Le Pacifique et l'Asie s'embrasent. Le Japon lie définitivement son sort à l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Les Alliés parviendront à briser l'expansion japonaise, avant d'entamer une vaste contre-offensive qui s'achèvera par l'horreur nucléaire d'Hiroshima et de Nagasaki, en 1945.

    Pour la première fois en France, le présent ouvrage tente d'explorer ce conflit dans tous ses aspects, de ses origines à son legs mémoriel, qui divise toujours l'Asie. Grandes opérations, intrigues diplomatiques, mobilisation des civils rythment un récit retraçant la course folle de l'empire japonais vers sa chute.
    Nicolas Bernard met en évidence l'ambiguïté d'une croisade minée par des ambitions rivales : les États-Unis affichent leur intention de refaçonner le continent asiatique, alors que la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas cherchent à récupérer leurs colonies... lesquelles ne l'entendent pas de cette oreille !
    Le tableau ne serait pas complet s'il omettait la Chine, théâtre méconnu, territoire dévasté, peuple martyrisé, et dont les divisions sont lourdes de guerre civile. Le tout, alors que l'URSS joue son propre jeu.
    Puisant à de nombreuses sources, notamment correspondances et journaux intimes, s'intéressant aussi bien aux décisions des Grands qu'à la destinée des individus, cette fresque dépeint surtout une époque où la méconnaissance de l'autre conduit aux plus graves erreurs de calcul et aux pires atrocités.

  • Baptisé « terre de glace » par les Vikings qui le colonisèrent en 874, ce bout de terre isolée au nord de l'océan Atlantique, aussi splendide qu'imprévisible, intrigue. Dès le Xe siècle, les Islandais affirment leur originalité en inventant l'un des parlements les plus anciens du monde.
    « L'Alþingi » incarne l'esprit de ce peuple qui se pense d'abord comme une communauté et préfère, à l'autorité d'un roi, élaborer ses lois au sein d'une assemblée en plein air et en assurer lui-même l'exécution. Mais cet âge d'or, celui des Sagas - chefs-d'oeuvre de la littérature médiévale et socle culturel -, prend _ n au XIIIe siècle lorsque les clans dominants se déchirent et signent un pacte avec le roi norvégien. Elle n'aurait pu rester qu'une colonie mais c'était sans compter sur la détermination tenace de ses habitants qui obtiendront de haute lutte leur indépendance de la Couronne danoise, en 1944.
    De la colonisation à l'adhésion forcée au protestantisme, en passant par les « guerres de la morue », la « révolution des casseroles » ou la question de l'intégration dans l'Union européenne, voici l'étonnante destinée d'un peuple ingénieux, souvent menacé de disparition et fascinant par sa capacité à s'adapter. Les Islandais, 330 000 aujourd'hui, ont montré au cours des siècles une volonté hors norme à faire valoir leur identité et la démocratie pour devenir une nation moderne et prospère qui tient désormais son rang.

  • Xavier Baron retrace l'histoire du Liban jusqu'à nos jours, en expliquant comment il s'est formé et pourquoi son histoire est si complexe.
    Ce livre part des origines fondatrices (montagne-refuge de communautés persécutées), essentielles pour comprendre le pays et son mode de fonctionnement. Il balaie les différentes phases historiques qui l'ont façonné, et il va jusqu'à la période actuelle. Il explique au passage toute l'ambiguïté des relations avec la Syrie.
    Il s'agit du seul ouvrage disponible couvrant la globalité de l'histoire libanaise. Le Liban est au coeur de l'actualité et a des liens particuliers avec la France.

  • Histoire des francs-maçons

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    • Tallandier
    • 1 Novembre 2018

    Première grande synthèse sur la question depuis quarante ans, cet ouvrage propose à un large public la longue histoire des francs-maçonsdepuis leur arrivée en France jusqu'à nos jours.

    En 2017, la franc-maçonnerie mondiale célèbre le tricentenaire de la fondation, de la première Grande Loge à Londres. Aboutissement d'un processus entamé un siècle plus tôt en Ecosse et en Angleterre, la franc-maçonnerie évolue d'une organisation d'artisans dédiée à l'entraide mutuelle à une institutiondésormaisphilanthropique,qui deviendra bientôtintellectuelleet philosophique.

    Dès 1725, la franc-maçonnerie va commencer en France une nouvelle page de son histoire.
    Célébrant la tolérance et la fraternité tout au long du XVIIIe siècle, elle atteint son apogée sous l'Empire avant de devenir peu à peu le refuge des républicains et de tous ceux qui souhaitent contenir l'influence de l'Église catholique au sein de la société française. Interdite sous l'Occupation, renaissant difficilement après la Libération, elle va se composer jusqu'à nos jours une identité renouvelée.

  • La national security agency (N.S.A.)

    Claude Delesse

    • Tallandier
    • 11 Mars 2016

    Plus secrète encore que la CIA, la NSA est chargée d'intercepter les renseignements électroniques du monde entier. Au sein des 16 agences de renseignement placées sous l'autorité du Directeur national du renseignement, la National Security Agency est maintenant la plus puissante. Le secret l'entourant est tel que son sigle est souvent détourné en « No Such Agency » (« Une telle agence n'existe pas ») ou en « Never Say Anything » (« Ne jamais rien dire »).
    Avec le rôle toujours croissant d'Internet, les interceptions des communications et des données constituent le principal moyen de recueil de l'information. Or c'est précisément le travail de la NSA, la plus secrète de ces agences, plus encore que la CIA, chargée des actions clandestines sur le terrain, mais fréquemment mise à l'honneur par Hollywood.
    Classifié, son budget serait le plus important de toute la communauté américaine du renseignement, qui atteint environ 74 milliards de dollars pour 2013, soit plus que le ministère de la Défense et de l'Intérieur réunis.
    En pleine expansion, la NSA déploie sa puissance durant plus d'une décennie. L'affaire Snowden qui éclata en juin 2013 a affaibli sa position mais les États-Unis considèrent toujours, en dépit des scandales, que la NSA est le rempart le plus efficace contre le terrorisme.

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