Boreal

  • Dans le quartier montréalais de Saint-Henri, un peuple d'ouvriers et de petits employés canadiens-français est désespérement en quête de bonheur. Florentine croit avoir trouvé le sien dans l'amour ; Rose-Anna le cherche dans le bien-être de sa famille ; Azarius fuit dans le rêve ; Emmanuel s'enrole ; Jean entreprend son ascension sociale. Chacun, à sa manière, invente sa propre voie de salut et chacun, à sa manière, échoue. Mais leur sort est en même temps celui de million d'autres, non seulement à Montréal mais partout ailleurs, dans un monde en proie à la guerre.

  • Gabrielle Roy, à partir du souvenir d'un été passé dans une région sauvage du Manitoba, au nord de Winnipeg, un pays situé plus loin que le « fin fond du bout du monde », a imaginé le recommencement de toutes choses : de l'éducation, de la société, de la civilisation même. Ce pays de grande nature et d'eau chantante, elle l'a peuplé de personnages doux et simples, épris à la fois de solitude et de fraternité à l'égard de leurs semblables. Ce roman, le deuxième de Gabrielle Roy, a été publié pour la première fois à Montréal, en 1950, puis à Paris et à New York en 1951.

  • Ce livre retrace les années de formation de G. Roy, depuis son enfance manitobaine jusqu'à son retour d'Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c'est-à-dire 3 ou 4 ans avant qu'elle commence à écrire Bonheur d'occasion.

  • «L'enfant vit dans l'ombre de son père jusqu'à ce qu'un jour il projette sa propre ombre», dit un proverbe amérindien. C'est dans ce mystère que nous entraîne R. Lalonde avec un récit obsessionnel de l'initiation masculine.» Extraits de presse «Une écriture fabuleuse, maîtrisée de façon remarquable. Un livre magnifique. Un roman passionnant.» René-Daniel Dubois - Télé-Québec / Bazzo.TV

  • Dans un monde hostile et froid, où la mort et la maladie sont partout présentes, où règnent la misère et l'obscurité, des enfants cherchent, à l'ombre de leur grand-mère toute puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d'innocence. Né par un matin d'hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d'existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie qu'ont entreprise avant lui sa soeur Héloïse, son frère le Septième, et surtout Jean Le Maigre, par la révolte, par la poésie et par
    l'amour oe

  • Deuxième roman de Hervé Bouchard, Parents et amis sont invités à y assister fait entendre, par le recours à la forme dramatique, un chant collectif : un clan livre ses tribulations dans des lamentos funambulesques et bassement comiques.

  • Connaissez-vous Massassoit, le vieux sage de la nation wampanoag, Jean-Baptiste Faribault et Jean Baptiste Eugène Laframboise, ces aventuriers canadiens-français qui ont bâti l'Ouest américain, ou l'oncle Yvan, revenu de la guerre alors que plus personne ne l'attendait, ou la tante Monique de Santa Monica ? Saviez-vous qu'une vieille Honda était douée de la parole, qu'une grande tortue sacrée vivait sur le boulevard Pie-IX, qu'un camion des années 1950 avait des yeux, et que ces yeux pouvaient parfois être tristes ? Voilà quelques-unes des merveilles que l'on découvre ici, ainsi que mille autres, grandioses ou infimes, lointaines ou familières, cachées dans le passé que nous avons oublié, chez les humbles que nous n'écoutons plus, ou bien là, tout près, dans la nature qui nous entoure comme dans la ville que nous habitons, mais que notre modernité trépidante et notre obsession de la vitesse et de l'efficacité nous empêchent de saisir.

    Après C'était au temps des mammouths laineux (2012), voici de nouveau une trentaine de petits essais écrits avec cet art qui est la marque unique de Serge Bouchard, le timbre même de sa voix : un art qui est à la fois celui de l'anthropologue, nourri par une attention passionnée aux visages et aux récits inépuisables des humains, et celui du poète, confiant dans les pouvoirs révélateurs de l'imagination et du langage.

  • The Shining, de Stanley Kubrick, cette histoire étrange située dans un hôtel où s'installent hors saison un écrivain, sa femme et leur garçon aux pouvoirs extrasensoriels, a impressionné une foule de spectateurs depuis sa sortie en 1980. C'est à l'âge de dix ans que Simon Roy a découvert ce film, médusé par une réplique : « Tu aimes les glaces, canard ? » Depuis, il l'a revu au moins quarante-deux fois, sans doute parce qu'il « contient les symptômes tragiques d'une fêlure » qui l'habite depuis des générations. La relation méticuleuse entretenue avec le maléfique récit lui aura permis d'intégrer les éléments troubles de sa « généalogie macabre », d'en accuser le coup. Un ouvrage singulier, stupéfiant.

  • Ce sont des nouvelles, textes courts et incisifs, tous soigneusement taillés dans l'insupportable banalité des drames et des lieux.
    Le livre se compare à une petite mosaïque de pierres multicolores. Chacune conserve sa couleur rare et la forme unique de sa froide minéralité. L'ensemble n'en constitue pas moins un vivant portrait de Montréal, une effrayante collection de spécimens humains, un tableau prodigieux de cacophonie et de tristesse nordique (...).

    (...) il faut lire sans hésiter les Aurores Montréales. Pour apprivoiser l'atrocité.
    Pour attiser la fureur. Pour savourer le bonheur d'une écriture souveraine aux portes de la barbarie. Enfin parce que ces nouvelles s'ajustent de manière à former un livre, ce qui n'est pas toujours évident quand on rassemble des histoires dont chacune soutient si facilement sa propre unité.

  • Dans Le Rêve de Champlain, l'historien américain David Hackett Fischer brosse un portrait profondément renouvelé et fascinant de cette figure que l'on croyait familière et en fait ressortir les multiples facettes : le soldat, l'espion à la solde du roi, l'artiste doué, le cartographe de génie et le navigateur hors pair.

    Champlain a lutté pour la réalisation d'un rêve immense, un Grand Dessein pour la France en Amérique. Pendant trente ans, il a sillonné un territoire que se partagent aujourd'hui six provinces canadiennes et cinq États américains, tout en menant un combat non moins farouche contre les ennemis de la Nouvelle-France à la cour d'Henri IV. Lui qui était né dans un pays ravagé par les guerres de religion, il a encouragé les mariages entre colons et Indiens, il a prêché la tolérance envers les protestants. Il a inlassablement tenté de maintenir la paix entre les nations indiennes, mais il a su quand il le fallait prendre les armes et imposer un nouvel équilibre politique, se révélant ainsi un guerrier et un stratège redoutables. Il a été un leader visionnaire, surtout si on le compare à ses contemporains anglais et espagnols, un homme qui rêvait d'un monde plus humain et vivant en paix, dans une époque marquée par la cruauté et la violence.

    Fruit d'une recherche colossale, accompagnée de nombreuses cartes et illustrations, dont plusieurs de la main de Champlain, cette grande biographie, la première depuis des décennies, est tout aussi enlevante que la vie de son modèle.

  • Pierre

    Marie-Claire Blais

    "Le ton ne pouvait être autre: dire l'horreur avec une sorte de fureur, dans une écriture hallucinante, toute proche de l'incantation. Comme si les mots, dérisoires, pouvaient tuer le mal en hurlant." Réginald Martel, La Presse L'auteur Marie-Claire Blais est né à Québec en 1939. Acclamée comme un des plus grands écrivains de sa génération, son oeuvre est traversée à la fois par une violence et un lyrisme qui la rende authentique et exigeante. Sa prolifique carrière d'écrivain (plus de vingt romans) lui a valu de très nombreux prix, dont, le Médicis, le prix David, le Prix de l'Union latine, le Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco. Elle a été plusieurs fois lauréate du Prix du Gouverneur général.

  • "Une prose qui porte de lumineux moments de révélation dans la façon dont elle articule la complexe syntaxe des relations humaines. [...] M.-C. Blais est un des écrivains les plus intelligents d'Amérique du Nord." John Hollander, The New York Times L'auteur Marie-Claire Blais est né à Québec en 1939. Acclamée comme un des plus grands écrivains de sa génération, son oeuvre est traversée à la fois par une violence et un lyrisme qui la rende authentique et exigeante. Sa prolifique carrière d'écrivain (plus de vingt romans) lui a valu de très nombreux prix, dont, le Médicis, le prix David, le Prix de l'Union latine, le Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco. Elle a été plusieurs fois lauréate du Prix du Gouverneur général.

  • Deux filles des années quatre-vingt jusqu'à nos jours. Deux amies qui ne se voient presque jamais. Délicates et salopes. L'une dynamite le mur du silence, l'autre déterre un passé explosif.

  • Poèmes

    Marie Uguay

    « La sensualité, discrète, combine l'onirisme léger, le bonheur grave, la menace, la révolte. Les heures et les saisons, lues sur les herbes, les feuillages, les murs, les pavés, se reflètent sur un visage où passe parfois l'ombre grise de la maladie. Marie Uguay tourne le destin en écriture, la plus nue, la plus émouvante. (...) Marie Uguay, finalement, nous donne pleine mesure de poésie, avec l'humilité paisible de poèmes dont l'évidence est indéniable. » Extrait de la présentation de Jacques Brault Ce volume comprend les trois recueils de Marie Uguay déjà parus, (Signe et rumeur, 1976, L'Outre-vie, 1979, Autoportraits, 1982), de même qu'un grand nombre d'inédits regroupés sous les titres Poèmes en marge et Poèmes en prose.

  • Satan Belhumeur est un diable d'homme. Tanné de vivre une vie de fou et de pauvre malyreux, il s'est procuré un tonneau qu'il a roulé aux environs des Trois-Pistoles et là, écoeuré, il a laissé pourrir dans la poussière deux saint-joseph, puis il s'est promené, flambant nu, dans la bourgade, tenant d'une main son pénis et de l'autre une lanterne. Et il s'est écrié : " Je cherche un homme ! " Ce n'est que plus tard qu'il se rendra compte que cet homme qu'il cherche n'est que l'homme de lui-même.

  • Victor-Lévy Beaulieu raconte l'histoire de l'Irlande, analyse ses luxuriantes sagas, rend compte de la vie et de l'oeuvre de James Joyce, celui qui, notamment dans Ulysse et Finnegans Wake, a, selon ses mots mêmes, envoyé coucher la langue anglaise. Véritable épopée se racontant dans une écriture somptueuse, James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots est sans conteste l'ouvrage majeur de Victor-Lévy Beaulieu.

  • Ce recueil de contes de Gilles Vigneault reprend le texte établi pour la grande édition des «Écrits» parue au Boréal en 2013. Le lecteur y trouvera les textes que Gilles Vigneault avait rassemblés dans La Petite Heure (1979), de même que l'essentiel des contes qu'il a écrits depuis.

  • Ce volume renferme l'essentiel de l'oeuvre poétique de Gilles Vigneault, c'est-à-dire les poèmes figurant dans les recueils Silences (1979) et Assonances (1984), de même que les poèmes récents. Il reprend le texte établi pour la grande édition des « Écrits » parue au Boréal en 2013.

  • Ce livre de maturité fait apparaître avec plus d'éclat que jamais les qualités d'émotion, d'évocation et d'écriture qui singularisent si fortement l'oeuvre de la grande romancière. En s'inspirant du temps où elle enseignait au Manitoba, Gabrielle Roy trace ici le portrait d'élèves qui pour elle portent à la fois le visage de l'enfance et celui de l'humanité tout entière. Par Nil et Demetrioff, elle découvre le pouvoir de l'art et la beauté ; par André, le courage et le don de soi ; par Médéric, enfin, elle éprouve les frémissements de la sensualité et la puissance irrésistible de l'amour.

    Publié pour la première fois en 1977 et traduit en anglais peu après, Ces enfants de ma vie a valu à Gabrielle Roy son troisième Prix du Gouverneur général du Canada.

  • Peut-on vivre sans commettre de trahison ? Sans se trahir soi-même ou ceux qui partagent notre vie ? N'est-ce pas inévitable, n'est-ce pas un mouvement aussi naturel que de respirer, que de tomber amoureux ? La trahison, c'est la clé dont se sert l'auteur pour avoir accès au plus secret de l'âme des personnages qu'elle met en scène dans ces nouvelles.

    Une femme qui refuse d'appeler son frère au chevet de leur mère mourante, une adolescente qui laisse tomber un ami pour mieux s'intégrer dans son pays d'accueil, une mère qui conçoit l'enfant d'un homme sans le lui dire, un grand artiste qui se révèle un être humain d'une confondante banalité, chaque fois le narrateur ou la narratrice se rend compte que sa vie a pris un tour inattendu, imprévisible, et ce moment éclaire, rétrospectivement, tout le chemin parcouru jusque-là.

    Avec une écriture lumineuse, qui par sa simplicité même fait naître chez le lecteur une subtile émotion, Agnès Gruda signe ici sa première oeuvre de fiction.

  • Le 21 décembre 1996, dans la modeste église de Sainte-Agathe, avaient lieu les funérailles nationales d'un poète. Avant Gaston Miron, aucun écrivain n'avait reçu des autorités politiques québécoises un honneur pareil. Comment une telle chose pouvait-elle se produire dans une société qui avait jusque-là si mal traité ses poètes, de Nelligan à Saint-Denys Garneau ? C'est tout simplement que Gaston Miron incarne mieux que quiconque le Québec moderne. Miron est notre contemporain capital. Écrire la biographie de Gaston Miron, c'est faire davantage que retracer la vie d'un homme, c'est raconter le Québec de la Grande Noirceur et des communautés religieuses, la Révolution tranquille, la renaissance du nationalisme et les mouvements de gauche, la crise d'Octobre, les deux référendums, c'est raconter l'histoire de l'édition au Québec et la naissance d'une institution littéraire semblable à celle dont sont dotées les autres nations. À l'étranger aussi, le Québec, c'était Gaston Miron, tant parmi la confrérie des poètes que sur les plateaux de la télévision française. Après de nombreuses années de recherche qui l'ont amené à rencontrer les proches de Miron et à traverser d'abondantes archives, le poète, romancier et essayiste Pierre Nepveu arrive à embrasser l'empan de cette vie hors du commun. Il sait bien sûr faire ressortir toute l'envergure du poète, mais il réussit également comme nul autre à peindre l'homme, sa rudesse, sa fragilité, son grand rire franc, ses coups de gueule, sa misère natale qu'il portait comme un stigmate, son espoir indomptable.

  • À travers les dix-huit récits qui composent ce livre, Gabrielle Roy a transformé les souvenirs de sa jeunesse manitobaine en un roman racontant l'apprentissage d'un écrivain. Christine découvre peu à peu la réalité - familière et pourtant inépuisable - de la petite rue de Saint-Boniface où elle est née et où l'humanité montre ses visages les plus variés. Mais surtout, ses propres rêves lui sont révélés, c'est-à-dire à la fois ce qui la rapproche des autres et l'en sépare, ce qui la fait les aimer profondément et l'oblige en même temps à les quitter pour toujours. Quatrième livre de Gabrielle Roy, Rue Deschambault a été publié pour la première fois en 1955. Il a été traduit en anglais et en italien et a valu à la romancière son deuxième Prix du Gouverneur général du Canada.

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