Littérature traduite

  • Envoutante lhasa Nouv.

    Envoutante lhasa

    Goodman Fred

    • Boreal
    • 18 Mars 2021

    Une voix riche, profonde. Une présence magnétique sur scène. Un seul prénom, qui évoque une haute quête spirituelle. Des musiques où elle se permettait tous les mélanges, des rancheras mexicaines au country-folk américain et au jazz, en passant par la chanson française et les mélodies sud-américaines. Lhasa était unique, et son souvenir brûle encore dans nos mémoires.

    Fred Goodman signe la première biographie de cette musicienne hors norme. Élevée entre les États-Unis et le Mexique dans un autobus scolaire transformé en caravane, entourée d'un père mystique, d'une mère incandescente et de trois soeurs qui mèneront plus tard une vie d'artistes de cirque, Lhasa a connu une enfance à nulle autre pareille qui allait marquer la femme et la chanteuse.
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    Bohème, Lhasa? Sans doute, mais elle n'en était pas moins ambitieuse, têtue, exigeante. Après deux albums qui lui avaient valu la célébrité au Québec et en Europe, elle ne désirait rien plus ardemment que s'imposer aux États-Unis, son pays, où elle était encore presque inconnue, quand la mort l'a fauchée à trente-sept ans.

  • Nouvel onglet

    Guillaume Morissette

    • Boreal
    • 13 Septembre 2018

    Thomas était un Québécois francophone. Aujourd'hui, à vingt-six ans, il vit en anglais, parce que c'est, lui semble-t-il, la façon la plus commode de se réinventer.

    Il est concepteur de jeux vidéo. Son boulot l'embête, mais il hésite à remettre sa démission pour se consacrer à l'écriture. Après tout, les projections de films organisées par ses colocs dans la cour de leur appartement du Mile End ne suffiront jamais à générer les revenus nécessaires pour payer le loyer et les factures d'électricité.

    Au fur et à mesure que se succèdent les fêtes, plus ou moins réussies, les sorties dans les bars, toujours aussi futiles, les rencontres sur Facebook, les chats, les cours de création à Concordia, Thomas est de plus en plus tenté de franchir le pas : ouvrir, encore une fois, un nouvel onglet dans sa vie, une nouvelle fenêtre, une nouvelle page blanche qui sera également pour lui un nouveau départ.

  • Marshall McLuhan

    Douglas Coupland

    • Boreal
    • 20 Janvier 2011

    Il serait difficile d'exagérer l'importance de Marshall McLuhan et de ses théories sur les communications, mais ses écrits - d'une densité qui peut parfois intimider - sont plus souvent cités que lus. Il n'en demeure pas moins que ses prédictions se sont réalisées : dès le début des années 60, McLuhan a écrit que la culture de l'imprimé, visuelle et individualiste, serait remplacée par ce qu'il appelait l'" interdépendance électronique " pour créer un " village global " que caractérise une identité collective se fondant sur la tribu.

    Le romancier Douglas Coupland considère ce grand intellectuel d'abord comme un artiste pratiquant une sorte d'art conceptuel qui nous fait affleurer des vérités profondes mais parfois obscures sur la façon dont la technologie est en train de transformer le monde et ses habitants. Coupland, lui-même romancier prolifique, sculpteur, peintre, performeur, est un véritable héritier de McLuhan, dont l'oeuvre est l'illustration suprême de son plus célèbre aphorisme : " Le médium est le message. " Écrit avec l'intelligence et l'humour auxquels l'auteur nous a habitués, le McLuhan de Coupland est une révélation.


    L'auteur Écrivain canadien anglais, Douglas Coupland s'est fait connaître par son roman Génération X paru en 1991. Il a à son actif une douzaine de romans et des essais, traduits dans plus de trente langues. Il vit à Vancouver.

  • Le colibri est symbole de sagesse et de courage. Dans ce touchant récit, héritage des tribus Quechan et Haïda, sur la côte du Pacifique, le colibri tenace et déterminé affronte un incendie qui menace de détruire la forêt. Le Vol du colibri nous rappelle l'importance de cheminer à petits pas si l'on veut accomplir de grandes choses. La persévérance est bien souvent synonyme de réussite, même pour les plus petits d'entre nous.
    Ce texte est une source d'inspiration pour les environnementalistes. Magnifiquement illustré par l'artiste amérindien Michael Nicoll Yahgulanaas, traduit et présenté par Richard Desjardins, l'auteur-compositeur également connu pour ses prises de position en faveur de l'environnement et des Premières Nations, avec une postface de Sa Sainteté le Dalaï Lama, Le Vol du colibri propose une réflexion sur le caractère éphémère des ressources de notre Terre et sur l'importance de les utiliser avec parcimonie.

  • Les seins de Faïna ont poussé l'espace d'un été, celui de ses seize ans.
    Et, avec les seins, sont apparus les admirateurs. Faïna pensait que sa mère, Oliko, et que sa grand-mère, Noutsa, lui confieraient alors le plus important des secrets de la famille : comment elles se sont mariées toutes les deux à seize ans. Et, surtout, qu'est-ce qui se passe après le mariage, quand les deux époux restent seuls ensemble. Mais personne ne lui a raconté quoi que ce soit. Les mots, c'est quoi ? Du vent ! " Il faut bien se marier au moins une fois dans sa vie, petite.
    " Voilà ce que grand-mère Noutsa se contente de répéter à Faïna. Mais qui ? Son premier fiancé aux noirs sourcils, ou le fils du vigneron au regard de feu ? Cette histoire se déroule dans un pays qui n'existe pas. L'Union soviétique a coulé comme le Titanic, mais le monde entier continue de nager vers cette épave pour regarder à travers ses hublots. Dans Faïna, de jeunes filles rêvent désespérément de se marier, des innocents se font tirer à bout portant, des femmes se déshabillent et écartent les jambes sur la table de la cuisine, une main qui sort de la terre saisit un homme par la cheville et son âme s'échappe, un cadavre repose sur un piano à queue, Brejnev se traîne jusqu'à la tribune en essayant de retenir ses pets.
    Voyez ! Voyez ! Voilà la vie derrière le hublot...

  • Dans Le Rêve de Champlain, l'historien américain David Hackett Fischer brosse un portrait profondément renouvelé et fascinant de cette figure que l'on croyait familière et en fait ressortir les multiples facettes : le soldat, l'espion à la solde du roi, l'artiste doué, le cartographe de génie et le navigateur hors pair.

    Champlain a lutté pour la réalisation d'un rêve immense, un Grand Dessein pour la France en Amérique. Pendant trente ans, il a sillonné un territoire que se partagent aujourd'hui six provinces canadiennes et cinq États américains, tout en menant un combat non moins farouche contre les ennemis de la Nouvelle-France à la cour d'Henri IV. Lui qui était né dans un pays ravagé par les guerres de religion, il a encouragé les mariages entre colons et Indiens, il a prêché la tolérance envers les protestants. Il a inlassablement tenté de maintenir la paix entre les nations indiennes, mais il a su quand il le fallait prendre les armes et imposer un nouvel équilibre politique, se révélant ainsi un guerrier et un stratège redoutables. Il a été un leader visionnaire, surtout si on le compare à ses contemporains anglais et espagnols, un homme qui rêvait d'un monde plus humain et vivant en paix, dans une époque marquée par la cruauté et la violence.

    Fruit d'une recherche colossale, accompagnée de nombreuses cartes et illustrations, dont plusieurs de la main de Champlain, cette grande biographie, la première depuis des décennies, est tout aussi enlevante que la vie de son modèle.

  • " Jésus Marie Joseph, je suis excitée en diable, comme jamais auparavant, dans la cabine d'un navire sur un golfe écumeux, quelque part à l'ouest de Terre-Neuve, le soi-disant comte d'Épirgny, mauvais garnement sacré champion de tennis d'Orléans il y a cinq ans, coincé entre mes cuisses.
    " Le Pas de l'ourse raconte les tribulations d'une jeune Française qui ne traverse l'Atlantique, en 1542, en compagnie de son oncle, le sieur de Roberval, grand rival de Jacques Cartier, que pour être abandonnée, avec son amant et sa vieille nourrice, sur une île déserte du golfe Saint-Laurent. À partir de ces faits historiques, Douglas Glover échafaude un roman picaresque et truculent, peuplé d'ours véritables, d'ours imaginaires et d'ours mythologiques, d'Indiens mystérieux ou mystifiés.
    Ce tourbillon où se mêlent mythe et réalité, mort et désir, télescope violemment le passé et le présent pour réécrire l'histoire de la rencontre de deux continents. Glover nous fait imaginer ce que les côtes de l'Amérique signifiaient pour les premiers colons européens, ce que ces gens représentaient aux yeux des autochtones, et l'échec tragique des deux parties à reconnaître l'humanité de l'autre.
    Il explore cette terra incognita où se touchent et se confondent les cultures, les sexes, les langues. Bref, tout ce qu'on ne trouve pas dans les livres d'histoire...

  • Fou ou bien héros ? Homme d'État visionnaire ou bien fanatique religieux ? Qui était donc Louis Riel, l'homme qui a défendu son peuple contre l'invasion des colons blancs ? L'homme en qui on reconnaît aujourd'hui le père du Manitoba et qui a enflammé les passions au Québec, soulevant la colère des francophones contre Ottawa et préparant le terrain aux luttes entourant la Conscription ?
    Tout à l'opposé, Gabriel Dumont était un homme pragmatique, excellent chasseur, rompu aux tactiques de la guérilla, qui se méfiait du fanatisme de Riel. Il semble ne pas avoir mesuré les conséquences de son geste, quand il a ramené Riel de son exil américain. Et, bien sûr, il était loin de se douter que la pendaison de celui-ci allait attiser pour longtemps la mésentente entre les peuples fondateurs du Canada.
    L'excellent romancier canadien-anglais Joseph Boyden, d'ascendance métisse, fait revivre pour nous ces deux personnalités si contrastées en recréant de façon extraordinairement convaincante la pensée et la parole des deux hommes.

    Traduit de l'anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.

  • Fall

    Colin Mcadam

    • Boreal
    • 6 Octobre 2011

    St Ebury, à Ottawa, est une école privée fréquentée par les enfants de l'élite.
    Les garçons se donnent l'allure d'hommes pour traverser l'adolescence sans encombre. C'est une école mixte, mais il n'y a que quelques filles. Fall est la plus belle. La nuit, les dortoirs et les douches résonnent des pensées qu'elle provoque. Tout le week-end, Noel, solitaire, fantomatique, arpente les corridors entre deux séances au gym. Il observe Fall, il est certain que, un jour, elle connaîtra tout de lui.
    Mais c'est Julius qui attire Fall, comme il attire tout le monde. Julius, le fils de l'ambassadeur des Etats-Unis. La dernière année, les deux garçons sont compagnons de chambre, et Noel s'imagine qu'il vient d'entrer dans un tout nouveau cercle d'amis. Tandis que Julius connaît les joies et les angoisses de l'adolescence, Noel se souvient, des années plus tard, des efforts qu'il a dû déployer pour s'imposer dans la vie de Fall, et de la tragédie qui en a résulté.
    " Il y a là une touche de Sa Majesté des mouches, un relent de L'Attrape-coeurs.

  • Norman Bethune

    Adrienne Clarkson

    • Boreal
    • 1 Décembre 2009

    Il a le statut de héros en Chine, pourtant c'est en Ontario que Norman Bethune est né, et c'est à Montréal qu'il pratiquait la médecine quand il s'est embarqué pour aller soutenir les républicains dans la guerre civile espagnole. En plus d'avoir apporté une contribution majeure à la médecine de guerre - c'est à lui qu'on doit les premières transfusions réalisées sur le champ de bataille -, il fut un activiste infatigable, aussi bien au Canada qu'à l'étranger, qui a donné sa vie pour les causes auxquelles il croyait. Honni par les uns, sous prétexte qu'il était communiste, encensé par les autres, Norman Bethune était un homme complexe, contradictoire, dont la vie et les amours étaient plus grandes que nature.
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  • Chacune de ces nouvelles se déroule dans le Nord mexicain où, si la réalité est toujours parfaitement claire et tangible, elle n'en est pas moins d'une irréalité apocalyptique.
    Eduardo Antonio Parra navigue entre ces deux pôles, mêlant mythe et vérité, poésie et dénonciation, se faisant le cartographe de cette immensité hallucinée que constituent le désert, le rio Bravo, les villes frontalières Monterrey ou El Paso, les villages fantômes, ceux où l'on croit encore aux démons, où défilent tour à tour des paysans sans terre, des clochards transfigurés par l'amour, des prostituées, des femmes sans hommes, des hommes qui sont partis pour l'autre rive la mort ou les États-Unis.
    Sous la plume de Parra, cette « terre de personne » devient la terre de tous les êtres humains, de tous les fantasmes, un cercle de l'horreur où la beauté fait irruption de la façon la plus inattendue et la plus saisissante.

  • Glenn Gould

    Mark Kingwell

    Glenn Gould (1932-1982) compte parmi les géants de la musique du XXe siècle. Il s'est également gagné une solide réputation d'excentricité. Génie solitaire, capricieux, virtuose hypocondriaque, il a renoncé à donner des concerts en public dès 1964 pour se consacrer à l'exploration de divers médias: enregistrement sonore, radio, télévision, imprimé. Le monde a été pris de court par sa disparition subite à l'âge de cinquante ans, mais sa musique nous semble aujourd'hui toujours aussi révolutionnaire, inattendue, irremplaçable.

  • Parlez-vous boro?

    Mark Abley

    • Boreal
    • 9 Mars 2006

    Aux quatre coins du monde ce qui signifie également tout près de chez vous il y a des langues qui sont en train de sombrer dans l'oubli. Mark Abley fait le bilan de ce que l'humanité risque d'y perdre et explique pourquoi certaines langues menacées refusent tout simplement de disparaître.
    Les deux ou trois prochaines générations verront la plupart des 6000 langues de la planète disparaître, surtout à cause de l'irrépressible raz-de-marée que représente l'expansion de l'anglais. Armé d'un esprit ouvert et d'un passeport aux pages débordantes de visas, le journaliste et poète Mark Abley nous raconte une foule d'histoires qui toutes affirment que les langues sont importantes. Qu'on soit de l'Oklahoma ou de la Provence, de l'Autralie des aborigènes ou de la Terre de Baffin, les problèmes qu'entraînent la disparition des langues et l'appauvrissement de la culture sont les mêmes. Ce livre nous permet d'entrevoir la beauté de langues comme le yiddish et le yuchi, le mohawk et le manx, l'inuktituk et le provençal. Encore plus important, il propose des portraits attachants et inoubliables des gens qui les parlent encore.
    Quand une langue meurt, meurent en même temps des récits qu'on a racontés pendants des milliers d'années et qui traduisent une manière unique d'appréhender le monde, de résoudre les problèmes de l'existence, grands et petits. Marc Abley est convaincu qu'il faut voir dans les langues des trésors de connaissances pratiques et d'imaginaire. Il nous convainc qu'il y a toujours de l'espoir, que la détermination d'un seul d'entre nous peut ramener à la vie une langue et sa culture, créant du même coup quelque chose de neuf, de vital, de mouvant comme le sont au fond toutes les langues.

  • Avec un sens de l'à-propos qui n'appartient qu'à elle, Margaret Atwood jette un regard étonnant sur le sujet de la dette. Elle l'aborde comme le grand écrivain qu'elle est, avec une intelligence, une intuition et une acuité qui vont beaucoup plus loin que ce que les textes de spécialistes nous apprennent sur le sujet. Le crédit, nous dit Atwood, est comme l'air, que nous tenons pour acquis jusqu'à ce qu'il vienne à manquer. Et alors, tandis que nous essayons d'échapper à l'asphyxie, nous nous découvrons un grand intérêt pour lui.

    Ce livre n'est bien sûr pas un traité d'administration ou de finance. C'est surtout une vaste enquête sur la notion de dette et sur la place centrale qu'elle occupe depuis toujours dans la religion, dans la littérature et dans le fonctionnement des sociétés humaines. En cherchant à comprendre comment cette notion a forgé notre pensée depuis les temps préhistoriques, en décortiquant les discours que nous tenons sur le sujet, en éclaircissant le sens que nous donnons aux mots : « équilibre », « vengeance» et « péché», Atwood démontre que « les dettes » sont des créatures nées de l'imagination humaine, parmi les métaphores les plus puissantes qu'elle ait mises au monde.

  • Ce roman raconte l'histoire de la famille Arechidzé, de même que le destin de tout un peuple, depuis l'instauration de la Géorgie soviétique en 1921 jusqu'aux conflits armés du début des années 90.

  • Fidèle à lui-même, John Saul nous raconte l'histoire du Canada de manière que nous puissions mieux comprendre le présent - et mieux préparer l'avenir.

    Il y a toujours une bonne part d'inconfort dans les « moments historiques », nous prévient John Saul en nous exhortant à embrasser et à soutenir la résurgence des peuples autochtones sur la scène politique. Il s'agit, à ses yeux, de la question la plus cruciale de notre époque, la pièce majeure qui manque encore dans la construction du Canada.

    Les événements qui se sont succédé depuis la crise d'Oka jusqu'au mouvement Idle No More ne constituaient pas de simples nuages passagers venant assombrir les relations entre les autochtones et les autres Canadiens. Et ce qui se passe aujourd'hui dans nos communautés ne se résume pas à une question de culpabilité, de pardon, de bons ou de mauvais sentiments. Il s'agit avant tout d'une question de droits, de citoyenneté. L'heure est venue de reconstruire des liens qui étaient à l'origine même du Canada et qui seront tout aussi essentiels à la survie du pays. En replaçant les Indiens au centre de notre histoire, nous arriverons à imaginer de nouvelles façons de nous percevoir et articulerons de nouveaux récits, plus convaincants, pour raconter notre aventure collective.

    Fruit d'une vaste recherche, Le Grand Retour présente un étonnant portrait de la réalité autochtone, bien loin du pessimisme et du misérabilisme habituellement véhiculés par les médias et le discours politique. John Saul illustre sa réflexion en nous proposant un florilège de lettres et de textes qui nous font entendre la parole autochtone, à travers les siècles, dans toute sa richesse.

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