L'Afrique en deuche

L'Afrique en deuche

À propos

Max tend la main vers la table denuit et allume la radio pour que lamusique gomme le silenceoppressant de sa grande maison.Puis il s'assoit sur le rebord du lit etpasse dans la salle de bains. Lemiroir lui renvoie l'image d'unvisage émacié qu'envahit une barbede plusieurs jours. D'un seul coupMax s'adresse à son double dans lemiroir : « Que vas-tu faire de tousces jours qui te restent à vivre ? »Comme l'autre ne répond pas, Maxcontinue de parler à voix haute :« Si j'étais toi, je ferais à soixanteans ce que tu n'as pas fait à vingtans : j'irais en Afrique ! » Derrière la porte de la grange,une automobile est posée sur descales, c'est une Citroën des annéessoixante-dix, une Dyane orange.Elle semble endormie depuislongtemps, une épaisse couche depoussière recouvre sa carrosserie etles araignées ont tissé leur toile lelong du rétroviseur. Quand Max fait irruption dans laremise, un rayon de soleil inonde ladeuche orange, il lui ditaffectueusement : « Viens, on parten Afrique ! »

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Rayons : Littérature générale > Récit

  • EAN

    9782952684200

  • Disponibilité

    En réimpression

  • Nombre de pages

    340 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    402 g

  • Distributeur

    Annickjubien.net

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Jean-Pierre Jub

Ancien dirigeant d'une société d'ingénierie en informatique, Jean-Pierre JUB a troqué le costume cravate contre la tenue de baroudeur dès la retraite venue.Il se justifie en disant : « J'ai repris le cours de mon destin là où je l'avais laissé le jour de mes vingt ans. » Jean-Pierre JUB dit de lui : « Je ne suis ni écrivain ni photographe, mais ça ne m'empêche pas ni d'écrire ni de prendre des photos. » Il le fait avec talent et il trouve son inspiration en parcourant l'Afrique. De son expédition en 2004, il a ramené un roman « L'AFRIQUE EN DEUCHE » et une exposition photos «LES ENFANTS DU MALI. » En 2006, il sillonne l'Algérie avec son sac à dos, d'Alger à Tamanrasset, de Constantine à Oran en rentrant il confie às es amis: « J'ai trouvé un beau pays plein de contrastes : au nord la mer, la montagne et des plaines fertiles, au sud le désert, et la richesse de son sous-sol :pétrole, gaz, minerais. Les Algériens ont tout pour être heureux et prospères,hélas plusieurs générations ont été sacrifiées par l'incompétence et la malhonnêteté des dirigeants qui se sont succédés depuis l'indépendance. Les 10ans de guerre civile qui viennent de s'écouler ont laissé des traces, la peur est encore présente partout. Chacun se méfie l'un des militaires, l'autre des barbus. Quand à la jeunesse elle est amorphe et veut tout, tout de suite ce qui creuse un fossé d'incompréhension avec les anciens. C'est peut être pour ça que je semble découragé, mais c'est pour eux les Algériens que j'ai mal car c'est un peuple tellement généreux et tolérant vis à vis de nous les Français qui avons pourtant un lourd tribut à leur devoir. ÿJe pense avoir un bon sujet de roman,mais il reste encore à travailler et je devrai très certainement retourner en Algérie pour me documenter et m'immerger dans leur culture. » Cette année en 2007, il est allé dans le désert mauritanien, du côté de Chinguetti, sur les traces de Théodore Monod

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